afrique
Posté le 03.07.2008 par djoce56
Avons-nous le courage de reconnaître les vérités économiques du monde d'aujourd'hui et d'accepter les questions qui en découlent ?
Les Etats-Unis, censément capitalistes, se pressent d'emprunter encore des trillions de dollars pour nourrir la gigantesque machine du gouvernement ; sans surprise, l'économie a du mal à rattraper la croissance de la population. A l'autre bout du globe, la Chine, prétendument communiste, embrasse le secteur privé et se débarrasse de l'excès de bureaucratie, donnant naissance à une expansion épatante.
La France démocratique, elle, jouit de certains avantages structurels, tel que les attraits touristiques les meilleurs du monde et une position centrale en Europe ; toutefois, la fierté entêtée des Français de leur histoire de socialisme les enfonce dans un bourbier économique. Simultanément, Dubaï, autoritaire, profite d'un petit gouvernement discipliné, qui n'exige guère d'impôts et qui facilite un développement stupéfiant.
D'aucuns considèrent ces conditions comme naturelles, ou accidentelles, et ne se posent pas ces questions :
La liberté économique, est-elle véritablement tellement obscure que les populations démocratiques ne peuvent pas appréhender son importance capitale ? Est-ce que son pouvoir restera donc aux mains de despotes, alors que les peuples libres ratent sottement l'occasion d'améliorer leurs vies ?
A-t-on peur d'imiter ce qui marche, et d'abandonner ce qui échoue ?
Comment peuvent les socialistes prétendre qu'ils protègent les pauvres, alors qu'ils s'opposent à la liberté économique, le seul moyen de créer une économie en expansion rapide où foisonnent les bons emplois ?
Dans le contexte africain, combien de temps nous vautrerons-nous dans l'échec avéré du modèle socialiste européen avant d'adopter enfin le modèle libéral qui a béni l'Asie ?
De toutes les questions que soulève l'impuissance des démocraties à sauvegarder leur liberté économique, voilà la première : comment pourrait-on persister à ignorer le cataclysme du socialisme ?
En grande partie, le caractère peu imaginatif des non-érudits explique ce dilemme. Comme John Stuart Mill a remarqué en son temps, la plupart des gens croient que la situation a toujours été, et sera toujours, comme elle l'est à présent. Si la solution admise à n'importe quel problème consiste à dire « plus de gouvernement », les gens ordinaires présument inconsciemment que cette réponse retentit à travers les âges, comme la voix de Dieu.
Bien sûr, la paresse fait aussi son boulot. Si les gens ne sont pas nés paresseux, la fainéantise est en tout cas une affliction difficile à éradiquer une fois établie. Quand l'enfance des gens a été bercé par la promesse que le gouvernement s'occupera de leurs besoins et endossera leurs devoirs charitables, ils ont franchement terreur de la perspective d'agir en tant qu'adultes indépendants.
Indubitablement, les prétendus bénéficiaires du socialisme ; les pauvres, les enfants, et l'environnement ; en constituent en fait les premières victimes. Les pauvres ne peuvent pas trouver de boulots décents à cause du marasme économique. Ils n'arrivent à créer leurs propres entreprises non plus, étant donné le malaise général. Les politiciens sacrifient l'air, l'eau, et les forêts en réponse à la pression de l'électorat, qui pressent que l'économie déjà handicapée saura un effondrement complet si on ajoute la charge supplémentaire d'une politique responsable face à l'environnement.
Les enfants, eux, ne peuvent pas développer leurs individualités dans une diversité de milieux scolaires ; au contraire, ils deviennent homogènes dans le système scolaire public. A la place de rêver de devenir des propriétaires d'entreprises et d'usines, les étudiants aspirent à devenir des bureaucrates comme leurs enseignants étatiques. Au lieu d'instruction concernant l'importance de la liberté individuelle et de la compassion innovatrice pour l'autrui, les élèves n'apprennent que l'histoire triste de leur gouvernement augmentant.
L'Afrique subsaharienne n'a pas besoin de ces problèmes. Les investisseurs ont déjà peur d'y investir leur argent. Alors qu'existent plusieurs exemples de démocraties stables, tel que le Botswana, l'île Maurice, le Ghana, et le Sénégal, les désastres et les tyrannies nombreux donnent l'impression que les cauchemars financiers se tiennent à l'affût en Afrique. (L'Afrique du sud, avec plus de 18.000 meurtres enregistrés l'an dernier et la sympathie du président Mbeki pour l'auteur de meurtres collectifs, Robert Mugabe, n'est pas une des meilleurs enfants.) La liberté économique représente le seul moyen de donner envie aux investisseurs de prendre une rasade de courage. Tant que l'Afrique ne peut offrir qu'une réputation pour l'instabilité et les contraintes du socialisme, elle n'a aucune chance d'être concurrentielle. Dans ce cas, les milliers de projets caritatifs sur le continent n'ont aucune perspective d'avoir un grand impact sur la pauvreté.
Alors que l'Afrique a plusieurs raisons culturelles, artistiques, et sociales pour la fièrté, son expérimentation catastrophique avec le socialisme européen n'en est pas une. La dépendance sur l'aide des pays européens, eux-mêmes incapables de concurrencer avec les puissances industrielles asiatiques, constitue une béquille vermoulue et détourne l'attention de la vraie source de délivrance. Les socialistes français, menant des conférences universitaires insignifiantes, ou se détendant derrière le micro à la Radio France Internationale, maintiennent que la liberté empêche la soi-disant protection sociale et les règlements compliqués qui limitent la semaine de travail à 35 heures et rendent les affaires plus difficiles. En réalité, pourtant, plus l'Afrique imite l'Europe, plus la vie devient l'enfer.
En tout cas, les affaires marchent si mal que l'Etat se retrouve dépourvu d'argent pour une quelconque protection sociale. Les enfants doivent vendre des babioles et risquer la vie en courant entre les voitures. Les filles se prostituent ou prient pour un mariage leur permettant d'acquérir un visa d'un pays lointain.
Par contre, les résultats de la liberté économique ne permettent pas beaucoup de débat sérieux. Dubaï représente probablement le meilleur exemple moderne d'un pays qui a libéré son potentiel caché grâce à la clef que constitue la liberté économique. Contraire à une interprétation érronée vulgaire, le pétrole ne constitue que 6% de l'économie de l'émirat. Cette économie fuse à un taux de croissance de 17% par an, alors que le secteur de la construction monte en flèche à 30% par an. Non seulement y a-t-il assez de travail pour tout secteur de société – pas question de chomer ou de râler – mais de quoi subvenir aux besoins d'immigrés, à tel point qu'ils constituent 80% des habitants ! Mais ne cherchez ni les bureaucrates qui dirigent le spectacle, ni les percepteurs gloutons, ni la foule qui tend la main pour demander l'argent des contribuables – ces vauriens n'existent pas.
A travers l'Amérique, l'Europe, et l'Afrique, les socialistes s'allient. Pour eux, « la solidarité » veut dire s'asseoir en cercle, fermer les yeux, et psalmodier. En effet, psalmodier, créer une fausse réalité collective pour remplacer la vérité d'une France coulant et d'un Dubaï de haut vol : voilà leur moyen de survie.
En tant qu'Africains misérables, nous devons reconnaître et dénoncer ces récitations. Nous devons nous rappeler que le gouvernement, comme le feu, constitue un bon serviteur mais un terrible maître. Donc, le gouvernement ne peut se charger que des rôles qui portent une contribution au bonheur humain : la protection des enfants et de l'environnement, et la lutte contre la force et la fraude. L'essentiel, c'est que le gouvernement reste petit et ne gêne pas le travail des entrepreneurs et des organisations caritatives privées.
Si nous voulons un avenir meilleur, la société doit estimer les directeurs généraux plus que les législateurs ou les présidents. Une personne qui crée la richesse mérite plus de louanges que quelqu'un qui emploie le pouvoir parasitaire pour la prendre.
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Posté le 03.07.2008 par djoce56
Les africains jouiront de la prospérité aussitôt qu'ils décident qu'ils en ont envie. Quant aux sycophantes et nervis qui soutiennent les nombreux tyrans africains, on leur réserve un traitement qui rappelle l'action collective qu'ont jadis subi les voleurs du marché.
L'Afrique, pourquoi a-t-elle stagné alors que les économies des autres continents se sont développées ces dernières décennies? C'est une question que s'est posée la radio nationale américaine (National Public Radio, NPR) cette semaine. La réponse qu'elle s'est donnée? L'échec africain est dû aux maladies tropicales, aux pratiques agricoles dépassées, aux subventions et tarifs occidentaux qui nuisent aux exportations africaines, et aussi, admet-on, aux dictateurs voleurs. La radio américaine a fait preuve de générosité en évitant de citer la responsabilité des africains eux-mêmes, et cette faveur semble obvier l'accusation redoutée de racisme.
Si ce n'est pas impossible, ça requerrait beaucoup d'efforts pour un journaliste américain ou européen de faire une analyse égale à la profondeur de la question. Les noms des pays africains sont déjà trop complexes, semble-t-il. Si on fait une recherche dans les archives du journal français Le Monde, par exemple, on constate que cette publication discute tantôt du Centrafrique, tantôt de la Centrafrique. (L'article masculin s'applique, en effet, à cause de l'origine du nom, "le centre de l'Afrique".) Les médias américains, eux, utilisent rarement l'adjectif national correct. On parle notamment de Ivory Coast president ou de Cameroon economy au lieu de Ivorian president ou de Cameroonian economy. Rarissimes sont les journalistes américains qui savent qu'il faut distinguer entre le Congo Brazzaville et le Congo Kinshasa. On n'oserait pas faire une analyse de la France sans diplôme dans le sujet, mais une petite recherche sur Internet suffit pour un examen de la Sierra Leone. Ainsi, les mythes à propos des supposées différences raciales au sein du peuple rwandais, inventés par un colonisateur allemand de l'autre siècle, redeviennent perpétuellement de bonnes nouvelles à imprimer.
Les africains, ne sont-ils véritablement que des pions secoués par des circonstances hors de leur contrôle? Sans surprise, la NPR a tort. Les africains jouiront de la prospérité aussitôt qu'ils décident qu'ils en ont envie.
Est-ce nécessaire de céder à la désespoir et de risquer sa vie en faisant voile vers les côtes espagnoles, ou de chercher un européen célibataire de 60 ans offrant le mariage avec un visa? Doit-on s'inspirer de ces prétendus leaders africains qui courent après le G8 pour tendre la sébile? La délivrance de la misère, viendra-t-elle du gouvernement ou des ONG caritatives étrangères?
Blague-t-on? L'Afrique boira une rasade de courage. Ensuite, on se mettra au travail et aux études avec un fanatisme jamais vu. La confiance qui a facilité la naissance des cultures et des arts les plus éclatants et divers du monde, voilà ce qui relèvera ce continent dans lequel l'âme humain est arrimé.
Lorsque les africains auront fait le choix de la prospérité, ils n'accepteront rien que la liberté économique absolue, sur le modèle de Dubaï, conjuguée à la liberté sociale à la néerlandaise et la démocratie à la sénégalaise. Le continent pourra ensuite saisir des occasions inouïes qui décupleront la valeur de ses ressources humaines et naturelles.
Quant aux sycophantes et nervis qui soutiennent les nombreux tyrans africains, on leur réserve un traitement qui rappelle l'action collective qu'ont jadis subi les voleurs du marché.
Le peuple africain s'avisera que son histoire de chefs villageois bienveillants ne donne aucun prétexte à ces tyrans kleptomanes insignifiants. Le petit gabonais Bongo sert d'exemple. (Par hasard, son site de propagande s'appelle legabon.org, alors que ce site de lumières s'appelle legabon.com et gabonais.com, ce qui nous rend des voisins virtuels.) Dictateur et toxicomane du pouvoir depuis 1967, il vient d'annocer qu'il compte se faire élire encore une fois en 2012. Il est l'un des plus grands propriétaires de biens immobiliers parisiens, grâce à son habileté en escamotant la richesse gabonaise. Nombreux sont les gabonais, pourtant, qui lui remercie d'investir au moins une petite partie de l'argent gabonais au Gabon.
Ces âmes perdues vont bientôt se rendre compte que dans l'époque moderne, il n'y a qu'un chef, c'est-à-dire le peuple lui-même. Ce géant, intoxiqué par les insectes tyrans, saura assumer ses forces. Il s'étonnera de la grande facilité d'écraser ces moustiques gênants: il suffit de taper des mains. Le géant en a eu assez de leurs bourdonnement et petit spectacle.
Le géant dira en effet que le respect de l'autre passe par la liberté économique et sociale. Son gouvernement "n'enlèvera pas de la bouche de Travail le pain qu'il a gagné," comme a dit Thomas Jefferson. De plus, sachant que le bonheur intellectuel constitue le fondement du génie africain, on ne tolérera aucune entrave au développement de l'individualité de chacun.
La compassion, elle, et la solidarité forment des bases de société trop importantes pour les abandonner au profit de l'influence dégradante de la bureaucratie. Les africains s'occupent volontairement des besoins d'autrui, et n'ont aucun besoin de l'idéologie européenne discréditée que constitue le socialisme. Un gouvernement fort fait preuve d'une modération forte. Est-ce qu'on allume un feu dans une cheminée de bois?
Une fois que l'individu endosse ses propres besoins, il pourra déterminer son destin. Au contraire, un gouvernement qui prétend être une maman dorlotant n'en est pas une, étant donné que ce genre de chienlit empêche la liberté nécessaire pour la prospérité et le bonheur. Garantir la protection de la nature et de l'enfant, lutter contre la force et la fraude – elles ne sont pas nombreuses, les activités que le gouvernement peut assurer mieux que les individus, les associations, ou les sociétés.
La compassion, ça veut dire aussi le partage du message de la liberté. Dans toutes les écoles, qui doivent rester privées pour donner une diversité de pensée et une compétitivité revigorant, il faut requérir des études approfondies dans la nécessité de la liberté. Mais aussi, il faut que se multiplient les leaders libéraux, ce qui veut dire qu'on doit être innovateur en disséminant ce message. Une fois la liberté saisie, décupleront ces histoires d'entrepreneurs africains réussis et d'usines construites en Afrique.
La vraie unité africaine doit se baser sur l'attachement à la liberté. Avec la découverte de l'ADN, on sait que la race n'existe pas. D'ailleurs, la géographie dépend de l'histoire des caprices des géographes. (On peut, après tout, marcher jusqu'en Chine.) La seule chose qui mérite d'être un lien unificateur, c'est ce qui apporte le bonheur. Ces dons de Dieu s'appellent la liberté et l'amour, qui forment un tout.
Posté le 03.07.2008 par djoce56
Pour la grande majorité des citoyens d'Addis Abeba, le plus grand défi est de trouver un moyen de vivre décemment, soit par travailler de très longues heures, soit par mendier. En dépit de la certitude de certains occidentaux, notamment des américains, que la violence découle de la pauvreté, le crime ne constitue pas un grand problème à Addis. Sauf qu'il y a des pickpockets une fois qu'il y a une foule.
Les diplomates et travailleurs d'ONG occidentaux de sexe masculin (les italiens avant tous, mais toutes les nationalités sont touchées) ont un des plus grand défis, qui concerne la combinaison d'un salaire exagéré et d'une population de belle filles très pauvre et très impatientes de quitter l'Éthiopie. La plupart des fois, les rapports sexuels deviennent une véritable addiction, et on voit ces misérables, parfois âgés de 40 ou 50 ans, entourés de filles de 16 ou 20 ans. Les enfants et les femmes de ces Caligula d'aujourd'hui sont impuissants. Ils ne peuvent que quitter le pays et laisser leurs pères continuer d'errer dans les rues.
Pour le gouvernement éthiopien, un des plus arrogant de l'Afrique, et dont le pouvoir l'a fait tourné la tête, le défi est de saigner les entreprises au maximum, alors que ce parasitisme empêche l'économie de s'envoler et les investisseurs étrangers de venir en Éthiopie. L'autre défi, apparemment, est de truquer les élections par n'importe quel moyen.
Les noirs éthiopiens de la région de Gambella sont défiés de ne pas oublier que ce pays constitue leur patrie, alors qu'ils sont en train d'être massacrés, et que leurs villages sont en train d'être rasés, par les soldats d'un gouvernement raciste.
Pour les touristes, les défis se révèlent considérablement moins sévère. Ce n'est pas difficile d'apprécier l'hospitalité des éthiopiens, la beauté naturelle du pays, ou les sites historiques
Posté le 03.07.2008 par djoce56
L'Afrique doit se sauver du désastre économique qui ne cesse d'empirer depuis l'indépendance; donc, il faut absolument qu'elle saisisse la liberté économique avec les deux mains. Pour démontrer la vérité de ceci, il suffit de regarder le monde d'aujourd'hui, et de se permettre d'abandonner une théorie européenne chouchoutée.
Est-ce qu'il y a toujours quelqu'un qui prétend ne pas comprendre la réussite de la Chine, ou bien celle des Émirats arabes unis?
Ces pays ne s'envolent pas grâce à l'état-providence. Ce ne sont pas des fonctionnaires sourcilleux ni des impôts qui leur ont valu la prospérité. La peur de la concurrence et la dépendance sur les subventions étatiques n'ont pas joué un rôle dans ces cas-là.
En effet, ce n'est en aucune manière l'intervention gouvernementale qui a permis de doper les taux de croissance de certains pays asiatiques. Au contraire, c'est le pouvoir de l'individu, des entreprises privées, et la chasse débridée aux bénéfices – voilà ce qui enrichit ceux qui étaient naguère aussi pauvre que nous, les africains – une réalité qui embarrasse les prêtres, les universitaires rêveurs, et les politiciens à l'ombre de l'économie réelle.
Certaines personnalités se proclamant défenseurs de l'Afrique réclament une augmentation de l'aide des pays européens, alors que ces derniers sont eux-mêmes en train de faire place à l'Asie à cause de leur socialisme. Méfiez-vous de ces prétendants, parce qu'ils n'estiment pas l'Afrique être capable de se dresser elle-même. Dans leur but de se présenter comme étant des sauveurs, ils se révèlent condescendants envers ce continent de richesses naturelles et humaines. Qu'ils investissent leur argent ici ou se taisent! Si les gouvernements africains ne leur offrent pas d'occasions intéressants, à cause de leur ignorance du pouvoir de la liberté économique, qu'on soutient au moins les libéraux africains réclamant celle-ci!
Étant donné la corruption inhérente du socialisme à l'européenne, il n'est guère nécessaire de s'étonner devant l'autre obstacle à la prospérité en Afrique, c'est-à-dire l'auto-pillage d'état. En effet, sans comprendre la liberté, qui fixe les fonctions de gouvernement responsable de façon permanente, l'état reste à la dérive, et la taille immense du gouvernement empêche tout contrôle raisonnable. Se multiplient alors les opportunités pour la cupidité, la corruption, et les jeux de pouvoir.
Mais quoi faire avec des occasions économiques si on ne mène pas une vie intellectuelle et qu'on n'aspire pas à faire des progrès de manière compétitive? On doit étudier l'histoire du miracle japonais du dix-neuvième siècle, où des leaders autoproclamés de la société ont fortement encouragé un changement de culture parmi les paysans.
Bien entendu, toute réforme structurelle visant à délivrer l'Afrique-otage implique obligatoirement la protection de la nature, de l'enfant, et de la santé des travailleurs. Les politiciens pourront alors se consacrer aux efforts visant à empêcher la violence et la fraude, ce qui est déjà assez difficile
Posté le 03.07.2008 par djoce56
La société rwandaise a traditionnellement traité injustement les femmes quant à la grossesse non planifiée. En l'ère précolonial, les femmes qui sont tombé enceinte hors mariage étaient exilées à un certain île du lac Kivu, Nyamasheke. Elles n'avaient qu'une possibilité de survie : celle d'être prises par des pêcheurs congolais en manque de femmes et ramenées à la rive congolaise du lac. Entre-temps, au Rwanda, les partenaires sexuels des femmes restaient impunis.
Le système continue aujourd'hui foncièrement inchangé, mais il présente désormais une tournure de loi précoloniale désuète. Depuis l'indépendance, en effet, les gouvernements successifs ont honteusement raté l'occasion de réformer la loi, qui pousse les femmes à des avortements clandestins, marqués par des conditions insalubres et des personnels non qualifiés.
Cinquante-neuf pour cent des femmes africaines qui se font avorter ont moins que 25 ans. Principalement bien éduquées et citadines, ces femmes cherchent à éviter d'avoir des enfants dans une situation difficile. Alors que les filles des dirigeants politiques ont les moyens de voyager en Afrique du sud pour se faire avorter, ou dans un autre pays avec une législation éclairée dans ce domaine, les femmes ordinaires sont obligées de risquer la vie dans la clandestinité.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 30.000 femmes meurent chaque année en Afrique des avortements illégaux, et 15.300 en Afrique de l'est seulement. Donc, pour chaque chef d'état dans notre région, il y a douze jeunes filles qui meurent chaque semaine. Comprenez-le ainsi : chaque semaine, un minibus bourré de jeunes filles percute contre l'enceinte du parlement à grande vitesse. Cet image symbolise la grossièreté de notre législation, cette importation européenne. Nous sommes fixés dans les années 50, alors que l'Europe lui-même a ouvert les yeux sur le calvaire des femmes.
C'est dommage que le Rwanda en particulier n'a pas pu réformer sa législation, parce qu'il a fait de grands progrès dans d'autres domaines. Le pourcentage de femmes au sénat est le plus élevé au monde, par exemple. La ministre de l'éducation a fait un bon effort pour promouvoir l'éducation des filles. Néanmoins, rien ne justifie une loi qui compromet la sûreté des femmes, alors que le système de santé accuse déjà de grandes lacunes.
Les gouvernements qui s'attachent à l'interdiction de l'avortement n'ont pas intérêt à étudier l'impact dévastateur des avortements clandestins sur les femmes. On peux donc imaginer que les chiffres cités ci-dessus ne reflètent pas l'intégralité des morts. Ce qui est sûr, c'est que la vie moderne expose de plus en plus les femmes aux grossesses non désirées. Voulant une meilleure vie, elles se marient à un âge de plus en plus avancé, et bien entendu la vie sexuelle avant le mariage se prolonge. Donc, alors que nous cherchons le bonheur et la modernité, nos dirigeants nous envoient toujours à Nyamasheke, cet île malheureux du lac Kivu.
Posté le 03.07.2008 par djoce56
Avec un grand sourire et les bras tendus je tiens à vous accueillir cordialement au site L'Afrique. Avec une telle réception, je cherche à vous préparer pour vôtre arrivée au continent le plus hospitalier du monde.
En éditant L'Afrique, je vous invite à prendre part à mon aventure amoureuse obsédante. En effet, ce site montre l'amour fou que j'ai pour mon continent. Heureusement, comme il s'agit de l'Afrique, il y a assez de place pour tout le monde.
L'Afrique, la maîtresse ancienne de l'humanité, s'enorgueillit du génie et des couleurs fabuleuses d'un millier de peuples. En dépit du tumulte qui accompagne l'effervescence du continent, l'impression de l'Afrique qui dure dans l'esprit reste celle d'amour.
Les Africains trouvent le bonheur dans les grandes réunions de nouveaux et vieux amis. Mais même un groupe de n'importe quels cinq africains représente une maîtrise d'au moins trente langues et une habileté dans une centaine de styles musicaux et artistiques.
Accompagnez-moi et consacrons nos vies à explorer les profondeurs et les mystères de ce continent le plus magnifique du monde.
Posté le 03.07.2008 par djoce56
Le Rwanda, qui surplombe fièrement l'Afrique centrale, recèle tant de richesses naturelles et culturelles parmi ses hauteurs, les plus majestueuses de l'Afrique. Pour les découvrir, on doit quitter parfois les routes bitumées. Il faut en effet suivre les sentiers.
En vérité, les sentiers, qui présentent une allure assez modeste là où ils croisent la route, mènent directement au coeur de ce continent de communautés fortes, d'auguste nature, et de cordialité infinie.
La beauté de l'effervescence de la vie villageoise, des enfants souriants, et des scènes rustiques constituent autant d'attraits de ces chemins peu fréquentés. Mais aussi, c'est là où se révèlent des panoramas inoubliables du paysage rwandais.
Or, si l'on pouvait étaler les collines rwandaises, elles couvriraient vraisemblablement le reste de l'Afrique. A l'évidence, on doit fouler bien de chemins pour trouver toute la beauté de cette nation.
Donc, il vaut mieux de commencer tôt le matin, et d'emporter des chaussures confortables. Soyez prêt à oublier tous vos soucis, de même que vos projets de quitter à terme l'Afrique centrale. Ne soyez pas trop surpris si un sentiment de bonheur profond prend possession de vous.