amazonie
Posté le 30.05.2008 par djoce56
Guaranis, Tupis, Yanomamis... les Indiens de la forêt forment plusieurs peuples et de nombreuses tribus. Si toutes partagent un mode de vie adapté au cadre naturel, chacune a sa langue, sa religion, ses traditions et son système social. Approcher l'au-delà des choses, rester en contact avec les esprits supérieurs est une nécessité. De telles rencontres s'opèrent sous la conduite du chamane, grâce à l'usage de drogues.
Les Indiens vivent en groupes disséminés sur d'immenses étendues et généralement en communautés ne dépassant pas 200 individus. Ils vivent en parfaite harmonie avec la forêt. Mais, depuis plusieurs années, la folie des hommes civilisés a fait partir en fumée des millions d'hectares de forêt qui représentaient le plus merveilleux des refuges pour les Indiens. La Funaï (fondation national de l'Indien) tente de les protéger contre la pression des chercheurs d'or et des grandes sociétés d'abattage du bois.
Les Indiens ont créé une arme précise et silencieuse : la sarbacane. Faite d'un long tube creux d'où le souffle propulse une fléchette à la pointe parfois enduite d'un poison foudroyant : le curare. Mais tous les Indiens ne chassent pas à la sarbacane. Ils utilisent aussi la sagaie, l'arc ou les pièges.
Les Indiens vivent de cueillette, de chasse et cultivent le manioc dans des clairières. La vie des Indiens réserve une part importante aux loisirs et cérémonies (danses, chants et jeux).
Chez presque tous les peuples de l'Amazonie, le lit est en général un hamac. Certains sont fait de 3 ou 4 bandes d'écorce de quelques centimètres de large. Cette couche, qui peut paraître instable et incommode, est parfaitement adaptée au climat du pays.
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Posté le 30.05.2008 par djoce56
L'enfer vert", c'est une forêt vierge ; aucune essence végétale n'y domine, mais toutes y poussent au coude à coude, se pressant pour capter le moindre rayon lumineux.
Certains arbres rivalisent de hauteur (40 m., 80 m. !). Des arbres inconnus ailleurs, comme le "pau brazil" (qui a donné son nom au Brésil), l'acajou, le palissandre et le fameux hévéa (sa sève nous fournit le caoutchouc).
Les palmiers, les figuiers, les bambous et les hévéas poussent au bord des cours d'eau. La plupart des arbres sont couverts de lianes, de mousses, de fougères et d'orchidées.
De drôles de moeurs chez le figuier étrangleur ; sa graine germe en haut d'une branche: un nouveau tronc et de nouvelles racines enserrent progressivement la plante hôte qui meurt étouffée !
Le nénuphar royal ou géant ressemble à une immense poêle à crêpes. Ses feuilles gigantesques mesurent de 60 à 180 cm. de diamètre et ont les bords recourbés vers la lumière.
Posté le 30.05.2008 par djoce56
Tout est possible en Amazonie ; sous ce climat stable et régulier les animaux ne sont pas exposés aux aléas saisonniers et ils ont beaucoup plus de chance de survivre que partout ailleurs.
Le roi de la forêt humide :c'est le jaguar, un félin proche de la panthère. Il guette les proies que sont pour lui le grand tapir, le pécari (sorte de cochon sauvage), le cerf des marais et cet énorme rat sans queue, le cabiais, qui peut atteindre un mètre trente de long.
La plupart des animaux de la forêt sont de petite taille. En effet, de grosses bêtes auraient des difficultés à survivre parce qu'elles ne pourraient pas fuir le danger à travers les arbres enchevêtrés, surtout à l'écart des cours d'eau.
Malgré cela, les gros animaux ne manquent pas, mais il suffit de quelques heures pour apprendre à ses dépens que dans ce pays ce sont les insectes qui font la loi. Ce sont les seuls animaux qui se rassemblent en grand nombre !
La longue histoire de la forêt a favorisé l'évolution et l'installation de myriades de papillons diurnes et nocturnes, de fourmis, de termites, de guêpes et d'abeilles. Les phasmes, phyllies, sauterelles, criquets, cigales, coléoptères représentent une source d'alimentation pour de nombreux animaux insectivores (martinets, gobe-mouches, chauves-souris...).
Posté le 30.05.2008 par djoce56
Le Brésil possède un réseau de voies navigables de 80.000 kms. Mais, pour des raisons économiques, il fallait bien relier l'Amazonie à des régions plus peuplées, comme le sud du Brésil ou le Venezuela et le Pérou.
Dès 1960, une route va de Bélem, à l'embouchure de l'Amazone, à Brasilia.
En 1970, de gigantesques travaux sont entrepris pour percer une voie de 5.500 kms, d'est en ouest, à travers l'enfer vert : la transamazonienne.
Elle reliera l'Atlantique à la Cordillère des Andes. Ce projet est aussi destiné à mettre en valeur des terres désertiques qui seront données à des paysans démunis venus du sud, touchés par le chômage, ou du nord-ouest où sévit la sécheresse.
L'état a réservé pour ces colons une bande de 10 kms de chaque côté de cette voie. Dès lors, bulldozers géants et pelleteuses entrent en action. Rien ne leur résiste, tout s'efface devant eux sauf les innombrables rivières sur lesquelles il faut bâtir les ponts.
Une oeuvre de titans : En pleine forêt vierge, sur plusieurs milliers de kilomètres, il a fallu, à coups de bulldozers, déboiser, terrasser, niveler.
Les constructeurs ont dû éviter les marécages, contourner les reliefs, édifier des ponts. La route s'interrompt devant les grands fleuves, que les véhicules franchissent en empruntant des bacs. La transamazonienne traverse le Brésil d'est en ouest, presque parallèlement à l'Amazonie, un peu au sud du fleuve. Elle a diminué l'isolement de la région et a favorisé son développement.
De petits colons se sont installés sur ses bords. De riches gisements ont été découverts. Le commerce intérieur a augmenté.
Certains tronçons, peu utilisés, mal entretenus, se sont dégradés et deviennent difficilement praticables. Peu importe... D'autres routes ont été construites en Amazonie au prix de nouveaux efforts.
La plupart des routes ne sont que des pistes de terre battue. Elles sont endommagées par les pluies.
Chaque jour, la forêt perd plus de 50 kms.
En autocar, il faut près de 90 heures pour aller de Manaus jusqu'à Porto Allegro. Voyage fatigant, mais à la mesure du gigantisme du pays, dont l'immensité n'a pû être maitrisée que grâce à l'avion et à la route.
Posté le 30.05.2008 par djoce56
L'Amazone est, par son débit, le premier fleuve du monde devant le Nil, depuis que géographes et explorateurs lui ont découvert une source plus lointaine encore.
Son bassin couvre sept millions de kilomètres carrés, essentiellement au Brésil, mais aussi en Bolivie, Colombie et dans les Guyanes.
Il prend sa source dans les Andes, au Pérou (rivière Apurimac) et coule sur sept mille kilomètres jusqu'à l'Atlantique, suivant les pentes faibles qui favorisent l'étalement de son cours.
Parler des sources de l'Amazone est un problème complexe. Le fleuve prend naissance au Pérou, dans les Andes, il est formé par l'union de plusieurs rivières Andines. Les deux plus importantes sont le Maranon et l'Ucayali.
Les têtes de source principales de l'Amazone sont l'Ucayali et le Maranon (800 kms), qui toutes deux naissent dans les Andes et suivent un cours parallèle vers le nord avant de confluer près de Nauta, au Pérou. Le Maranon sort d'un petit lac situé à 4000 m, il coule vers le nord dans les vallées des Andes, puis dévie à l'est vers la plaine. L'Ucayali est le plus long des fleuves péruviens qui concourent à la formation de l'Amazone.
A Manaus (900.000 habitants) la grande ville du coeur de l'Amazonie, il reçoit le Rio Negro, un affluent de la rive gauche, long de plus de 200 kms.
Il connaît une crue après la saison des pluies, en juin.
Une embouchure grandiose - A plus de 350 kms de l'océan, l'Amazone prépare déjà sa spectaculaire embouchure. Tout d'abord elle est divisée en deux par l'île de Gurupa, avant d'étaler ses bras dont chacun forme un énorme fleuve
Posté le 30.05.2008 par djoce56
Ville principale de l'Amazonie
- Manaus, port du Brésil, capitale de l'état amazonien, sur le Rio Négro, près du confluent avec l'Amazone.
- Manaus possède une grande usine de montres ; de l'ordinateur à la chaîne hi-fi, toute la gamme de l'électronique est produite ici.
Posté le 30.05.2008 par djoce56
Amazonie, vaste région de l'Amérique du sud, correspondant au bassin moyen et inférieur de l'Amazone. C'est une zone basse, presque déserte, au climat équatorial, où domine la grande forêt toujours verte.
Forêts d'Amazonie
Plus de la moitié du Brésil se trouve dans la région densément boisée d'Amazonie. La forêt tropicale humide d'Amazonie fait partie des écosystèmes les plus variés du monde puisque plus de deux millions d'espèces animales et végétales y ont été recensées, parmi lesquelles plus de 1500 espèces d'oiseaux.
Connaissez-vous l'origine du nom "amazone" ?
C'est par méprise qu'un explorateur, perdu sur le fleuve géant le fit connaître en Europe comme étant celui des amazones ; il croyait y avoir combattu des femmes guerrières, alors que ce n'était que des indiens aux cheveux longs !
Les produits végétaux ont toujours été la première richesse de l'Amazonie : l'exploitation du bois coloré "pau Brazil" puis, surtout, le caoutchouc tiré de la sève de l'hévéa.
A quoi est due la déforestation en Amazonie ?
3 raisons :
- l'exploitation minière
- le percement de la route transamazonienne
- la construction de gigantesques barrages.
En cause aussi le défrichement d'innombrables lopins de terre sur lesquels s'installent des paysans qui fuient des régions trop peuplées.
Région très riche en ressource minière :
l'Amazonie abrite Serra Pelade, la plus grande mine d'or à ciel ouvert du monde