hirondelles
Posté le 14.06.2008 par djoce56
L'hirondelle de rivage
Riparia ripariaL'hirondelle de rivage
© Naumann - Collin
Classification :
Ordre des passériformes
Famille des hirundinidés Biométrie :
Taille : 12 cm de long
Envergure : environ 30 cm
Poids moyen : 12 à 18 g
Aussi appelée :
Sand Martin (anglais) - Uferschwalbe (allemand) - Oeverzwaluw (néerlandais) - Backsvala (suédois) - Topino (italien) - Golondrina barranquera (espagnol) - Andorinha-do-barranco (portugais) - Lastochka Beregovushka (russe) - Brzegowka (polonais) - Törmäpääsky (finnois) - Digesvale (danois) - Partifecske (hongrois) - Sandsvale (norvégien) - Shoodoo tsubame (japonais) - Nhan nâu xam (vietnamien) - Ya sha yan (chinois)
Description, identification :
L'hirondelle de rivage est la seule hirondelle à dos brun. Plus petite que sa cousine rustique, on la distingue facilement par sa courte queue à peine échancrée et sa bande pectorale d'un brun cendré qui contraste avec sa gorge et son dessous blancs.
© Oiseaux migrateurs - Gründ
Distribution :
Présentes dans toute l'Europe, les populations les plus importantes se trouvent dans l'est du continent ainsi qu'en espagne. En France elle occupe les 2/3 nord du territoire.
La quasi-totalité de l'espèce hiverne en Afrique dans la zone sud sahélienne.
Effectif estimé :
Mini Maxi
France 50 000 100 000
Europe (hors Russie) 2 190 000 2 720 000
Russie 1 000 000 10 000 000
(Les oiseaux menacés et à surveiller en France)
© Alain Fossé - Digimages
© http://www.gartenwelt-natur.de
Habitat :
L'hirondelle de rivage doit son nom aux lieux qu'elle habite. En effet, elle ne quitte guère les zones humides naturelles (rivières, fleuves, falaises côtières) ou artificielles (carrières de sables, talus routiers). La reproduction est liée à la présence de falaises abruptes, et de granulométrie fine. Ces habitats sont fragiles et instables, ce qui entraîne d'importantes fluctuations annuelles des effectifs nicheurs en France.
Elle niche en colonie dense qui peut aller de quelques couples à 600-700 couples maximum. Guide encyclopédique des oiseaux (Beaman & Madge - Nathan)
Construction du nid :
Contrairement à l'hirondelle de rustique ou de fenêtre, l'hirondelle de rivage creuse un trou circulaire et horizontal qui peut atteindre une profondeur d'un mètre. Cet ouvrage est souvent réalisé dans la partie abrupte d'une falaise, d'une gravière, sablière ou dans la rive d'un cours d'eau.
Son nid est généralement constitué d'herbes et de plumes. Cette chambre se situe à l'extrémité d'un tunnel sinueux creusé par les deux partenaires, abri qui peut-être utilisé plusieurs années de suite. L'hirondelle de rivage effectue généralement deux nichées, mais les populations les plus au nord n'en feront qu'une.
C'est après cette période de reproduction qu'elles se rassembleront dans les roselières pour se préparer au départ pour l'Afrique.
© Alain Fossé - Digimages
© F. Desbordes
Ponte et élevage des jeunes :
La femelle pond 4 à 5 oeufs d'un blanc pur d'environ 18 mm, leur incubation durera 14 jours.
Les petits sont nourris en commun, comme chez leurs congénères, avec des moucherons et d'autres petits insectes, parfois avec des libellules presque aussi longues qu'eux.
C'est vers le dix-neuvième jour que les petits prendront leur envol et apprendront comme leurs parents à chasser moustiques et araignées au dessus de l'eau.
Le vol :
Encore une grande virtuose de la voltige. Son vol est si vacillant et entrecoupé de petits sauts, qu'il a souvent été comparé à celui des papillons. On la voit souvent rasant la surface de l'eau mais contrairement à sa cousine rustica, elle vole très rarement à grande hauteur.
Le chant, voix :
L'hirondelle de rivage émet un cri roulé tchrrip ou tchrrtchrr et assez dur, le cri d'alarme est bref et rauque tritt. Son chant est un gazouillis rapide et sonnant
--
Posté le 14.06.2008 par djoce56
L'hirondelle de rochers
Ptyonoprogne
rupestris L'hirondelle de rochers
© Naumann - Collin
Classification :
Ordre des passériformes
Famille des hirundinidés Biométrie :
Taille : 14 à 15 cm de long
Poids moyen : 20 à 22 g
Aussi appelée :
Eurasian Crag-Martin (anglais) - Felsenschwalbe (allemand) - Rotszwaluw (néerlandais) - Klippsvala (suédois) - Rondine rupestre (italien) - Avión Roquero (espagnol) - Andorinha-das-rochas (portugais) - Jaskolka skalna (polonais) - Kalliopääsky (finnois) - Klippesvale (danois) - Szirtifecske (hongrois) - Klippesvale (norvégien) - Gake tsubame (japonais) - yan yan (chinois) - Roquerol (Catalan)
Description, identification :
Hirondelle assez trapue au dessus gris-brun et dessous pâle avec le menton blanchâtre sans bande pectorale. Sa gorge est tachetée de sombre. Sa queue, dépourvue de filets, est courte et carrée avec de fines taches blanches en son extrémité, visibles lorsqu'elle est en vol.
Distribution :
L'hirondelle de rochers, moyennement commune, est présente dans la partie sud de l'Europe. Elle est la seule des hirundinidés qui hiverne partiellement en Europe méridionale (de l'Espagne à la Grèce).
© Alain Fossé - Digimages
© Alain Fossé - Digimages
Habitat :
L'hirondelle de rochers habite dans les falaises côtières et de montagne (parfois jusqu'à 2000 mètres d'altitude) de préférence exposées au soleil et abritées du vent et de la pluie. Elle niche en petites colonies et parfois même avec l'hirondelle de fenêtre.
Pendant la période hivernale, elle regagne les montagnes à plus basse altitude, fréquemment près des rivières et de grands lacs.
Construction du nid :
L'hirondelle de rochers construit son nid en surplomb ou dans la cavité des rochers (parfois sur des bâtiments). En forme d'une demi-coupe, le nid maçonné avec de la boue est garni de racines, mousses et de plumes.
Ponte et élevage des jeunes :
On compte généralement une à deux couvées par an. Les oeufs, au nombre de 3 à 5, sont blancs tachetés de brun et de gris que la femelle les couvera penpant 14 jours.
L'hirondelle de rochers se nourrit de moucherons, d'araignées et autres petits insectes happés au vol.
© Alain Fossé - Digimages
Le vol :
Le premier envol des petits a lieu aux environs du 25 ou 26 ème jour. L'hirondelle des rochers vole ou plane sans cesse au ras des rochers avec des plongeons impressionants. Son vol est acrobatique, rapide et puissant.
Le chant, voix :
L'hirondelle de rochers se manifeste très peu, sauf pendant la période de reproduction par un cri de faible puissance "tchirr" ou "tchrrî". Son chant est un gazouillis calme et rêche.
Posté le 14.06.2008 par djoce56
L'hirondelle de fenêtre
Delichon urbicaL'hirondelle de fenêtre
Classification :
Ordre des passériformes
Famille des hirundinidés Biométrie :
Taille : 12 à 13 cm de long
Envergure : 26 à 29 cm
Poids moyen : 15 à 21 g
Aussi appelée :
Northern House-Martin (anglais) - Mehlschwalbe (allemand) - Huiszwaluw (néerlandais) - Hussvala (suédois) - Balestruccio (italien) - Avíon Común (espagnol) - Gorodskaya Lastochka (russe) - Oknowka (polonais) - Räystäspääsky (finnois) - Bysvale (danois) - Molnárfecske (hongrois) - Taksvale (norvégien) - Iwa tsubame (japonais) - Nhan hông trang Xibêri (vietnamien) - Mao jiao yan (chinois)
Description, identification :
Distincte de l'Hirondelle de cheminée par le croupion blanc pur. La queue moins fourchue n'est pas pourvue de filets. Tête, dos, ailes et queue noir bleu, dessous essentiellement blanc. Pattes et pieds courts emplumés de blanc.
Juvénile : Parfois grisâtre sur les côtés de la poitrine.
Confusion possible avec l'hirondelle de rivage, si le croupion blanc n'est pas visible.
© Oiseaux migrateurs - Gründ
Distribution :
Contrairement à sa cousine "rustique", l'hirondelle de fenêtre ne se trouve pas en Amérique.
Elle peuple toute l'Europe, l'Afrique du Nord-Ouest, l'Asie centrale, toute la moitié Nord de l'Asie excepté l'extrême nord de la Sibérie.
© http://www.sciencesnaturelles.be
© http://www.univ-lehavre.fr/cybernat/...
Habitat :
Elle a le même type d'habitat que l'hirondelle rustique, mais elle est plus citadine et montagnarde; Avant que l'homme ne construise des édifices, l'hirondelle de fenêtre vivait volontiers à proximité des falaises.
Elle niche en colonies dans les villes et villages, mais aussi sur les parois rocheuses des régions inhabitées. En dehors de la période de reproduction, les hirondelles de fenêtre se rassemblent en dortoir dans les arbres, et non dans les roselières comme l'hirondelle rustique.
Construction du nid :
Son nid est de forme hémisphérique avec une ouverture circulaire placée vers la partie supérieure. L'exiguïté de cette entrée permet plus facilement la défense du domicile, et a pour but d'empêcher les autres oiseaux de s'y introduire.
Il est maçonné par les deux parents avec une fine boue qu'elle se procure dans les mares et sur les rives d'étang ou de rivière. Elle recueille de préférence la terre que les vers de terre, rejettent après en avoir extrait les sucs. Cette terre se lie plus facilement ; mais comme on ne la trouve en assez grande quantité que lorsqu'il pleut, les hirondelles de fenêtre s'empressent de profiter de cette circonstance. Elles se réunissent souvent, mettent leurs efforts en commun, et façonnent des nids pour plusieurs ménages, profitant ainsi des matériaux précieux. La petite colonie épargne à chaque couple une perte de temps et des fatigues inutiles.
© Pascal Dubois - Côté Nature
© Philippe Van Dorsselaer - Photo-Couleurs Nature
Les petites boules de boue sont mélangées avec de la salive qui cimente le tout. Pendant que plusieurs apportent les matériaux, la future mère donne au nid sa forme, polit la terre détrempée et par le frottement de ses plumes, fait disparaître toutes les aspérités qui pourraient blesser les petits. La terre employée est fortifiée de brins de paille entremêlés dans l'épaisseur des parois; la couche intérieure est garnie d'une grande quantité de plumes.
Il est placé le plus souvent sous un toit, sous une corniche ou contre des poutres. On le rencontre également sous un surplomb de rocher, de falaise ou dans une crevasse de muraille dont elles referment l'entrée. (Extraits : Voyage d'une hirondelle - A. Dubois)
Ponte et élevage des jeunes :
La ponte a lieu à partir de début mai. La femelle pond de 3 à 5 oeufs d'un blanc pur, que les deux parents couvent pendant 14 jours environ. Les poussins restent au nid pendant trois semaines, parfois beaucoup plus. Exceptionnellement il peut y avoir 2 nichées.
Jusqu'à l'émancipation complète, les parents restent à proximité de leur progéniture. Ils se retrouvent au complet chaque soir au nid ; C'est un miracle si celui-ci ne rompt pas. Parfois les jeunes se trompent de nid : ils sont alors vigoureusement chassés et repoussés par les légitimes propriétaires.
Le nourrissage :
L'hirondelle de fenêtre se nourrit comme l'hirondelle rustique mais les insectes sont uniquement capturés en vol à une plus grande hauteur que l'hirondelle rustique.
© F. Desbordes
Le vol :
Leur vol, plus lent est moins saccadé et moins raide que celui de l'hirondelle rustique. Elles planent davantage et s'élèvent à une très grande hauteur, elle virevole de tous côtés, tantôt s'élevant, tantôt descendant pour saisir leur proie.
Parfois elle effleure les herbes ou la surface de la rivière qu'elles frappent de l'extrémité de leurs ailes ou de tout le poids de leurs corps.
Le chant, voix :
Elle émet un chant très calme "tchirp", "tshirrip". A la voix, on la distingue facilement de l'hirondelle rustique. Son chant ne se compose que d'une phrase lente, uniforme, et qu'elle répète plusieurs fois.
Posté le 14.06.2008 par djoce56
L'hirondelle rousseline
Hirundo dauricaL'hirondelle rousseline
© Naumann - Collin
Classification :
Ordre des passériformes
Famille des hirundinidés Biométrie :
Taille : 16 à 18 cm de long
Poids moyen : 18 à 21 g
Aussi appelée :
Red-rumped Swallow (anglais) - Rötelschwalbe (allemand) - Roodstuitzwaluw (néerlandais) - Rostgumpsvala (suédois) - Rondine rossiccia (italien) - Golondrina Daurica (espagnol) - Andorinha daurica (portugais) - Jaskolka rudawa (polonais) - Ruostepääsky (finnois) - Rødrygget Svale (danois) - Vörhenyes fecske (hongrois) - Amursvale (norvégien) - koshi-aka tsubame (japonais) - nhan bung xám (vietnamien) - jin yao yan (chinois) - Oroneta cua-rogenca (Catalan)
Description, identification :
L'hirondelle rousseline est semblable à l'hirondelle rustique mais les filets de sa queue sont plus courts et dépourvus de taches blanches. La nuque, le croupion et le dessous sont roussâtres sans bande pectorale.
© http://www.bath.ac.uk/~pyscpb...
Distribution :
L'hirondelle rousseline est une espèce indo-africaine qui niche en France, depuis 1962 en Corse, avec quelques couples seulement. Aujourd'hui, on estime leur présence à une centaine de couples. La répartition est essentiellement limitée au pourtour méditerranéen, où elle est très localisée. Pendant la période hivernale, elle migre en Afrique tropicale.
2 jeunes à peine envolés
fin 8/2001-Collioure(66) © Frédéric Mahler
Habitat :
Elle vit généralement dans des zones plutôt steppiques et accidentées, à climat chaud. Niche sur les falaises, les ruines, sous les ponts ou à l'entrée des grottes, depuis le niveau de la mer jusqu'aux basses régions montagneuses.
Construction du nid :
Le nid est construit de boue, il est entièrement fermé hormis le trou d'entrée. L'intéreur est garni d'herbes et de plumes.
Nid sous le viaduc de Collioure
fin 8/2000 © Frédéric Mahler
Ponte et élevage des jeunes :
L'hirondelle rousseline fait généralement deux à trois couvées par an. Les oeufs, au nombre de 4 à 5, sont d'un blanc pur que la femelle couvera pendant 14 jours. Elle se nourrit en vol à 94 % d'hyménoptères formicidés (fourmis), le reste étant constitué d'insectes aptères (sans ailes) capturés au sol.
2001 - Portugal (Freineda) © Antony D.J
Le vol :
Le premier envol des petits sera entre 19 et 22 jours. La chasse aérienne de l'hirondelle rousseline est très proche de celui de l'H. de rustique avec des battements moins rapides. Elle affectionne les glissades prolongées et les ascensions en spirale.
Le chant, voix :
Ses cris sont plus secs que ceux de l'hirondelle rustique et assez proches de ceux du moineau "pchièp".Son chant est un gazouillis assez court et nasillard.
© http://www.naturamedia.no/....
Posté le 14.06.2008 par djoce56
L'hirondelle rustique
Hirundo rusticaL'hirondelle rustique
Classification :
Ordre des passériformes
Famille des hirundinidés Biométrie :
Taille : 16 à 22 cm de long
Envergure : 32 à 34 cm
Poids moyen : 17 g
Aussi appelée :
hirondelle de cheminée (car elle nichait dans les anciennes grandes cheminées- fumoirs, ce phénomène existe encore en Bretagne) - hirondelle des granges, de ville, domestique.
Mais aussi, Barn swallow (anglais) - Rauchschwalbe (allemand) - Boerenzwaluw (néerlandais) - Ladusvala (suédois) - Rondine (italien) - Golondrina común (espagnol) - Andorinha-de-bando (portugais) - Derevenskaya Lastochka (russe) - Dymowka (polonais) - Haarapääsky (finnois) - Landsvale (danois) - Füsti fecske (hongrois) - Låvesvale (norvégien) - Tsubame (japonais) - Nhan bung trang (vietnamien) - Jia yan (chinois)
Description, identification :
C'est un oiseau au dessus bleu-noir avec des reflets métalliques qui contrastent avec le dessous blanchâtre lavé de roux. Elle a une silhouette élégante et fuselée avec une queue fourchue très échancrée dont les brins appelés les "filets" sont très apparents et plus longs chez le mâle.
On peut remarquer des taches blanches vers l'extrémité de sa queue. Son front et sa gorge sont d'un brun roux souligné une bande pectorale sombre. Elle se distingue des autres hirundinidés par l'absence de blanc sur le croupion. Confusion possible avec : les autres hirondelles et les martinets.
Distribution de Hirondelle rustique
© Oiseaux migrateurs - Gründ
Distribution :
Largement répartie en Amérique du nord et en Eurasie ; son aire de reproduction englobe aussi le nord de l 'Afrique. Niche pratiquement partout en France, mais évite la haute montagne et les régions trop arides. Elle figure au 11ème rang des espèces les plus répandues en France.
Les effectifs sont en déclin dans la majeure partie des pays d'Europe à l'exception des pays de l'est.
Effectif estimé :
Mini Maxi
France 1 000 000 3 000 000
Europe (hors Russie) 14 000 000 20 000 000
Russie 1 000 000 10 000 000
(Les oiseaux menacés et à surveiller en France)
L'hirondelle rustique s'identifie facilement par sa
queue fourchue. © Alain Fossé - Digimages
Pâturages et prairies abondent en insectes.
© http://www.mrcvo.qc.ca/hall.htm
Habitat :
L'hirondelle est commensale de l'homme. La présence de zones de chasse est primordiale dans l'installation des couples. Ces zones sont tous les pâturages, prairies, bocages, marais, étangs, cours d'eau, parcs et jardins qui sont propices à la présence d'insectes. L'hirondelle chasse et s'abreuve en vol, il lui est donc nécessaire de disposer de zones dégagées pour la chasse et de points d'eau. La présence de boue est nécessaire au moment de la construction du nid. Si les villages sont privilégiés, il lui arrive de nicher en ville.
Construction du nid :
L'hirondelle choisit en priorité des étables, écuries et diverses granges pour bâtir son nid ; l'idéal étant que le plafond comporte des solives. En cas d'absence de site idéal, son choix pourra alors se porter sur des garages, caves et autres remises, toutes sortes de corniches, sous les ponts, parfois à l'intérieur des maisons, pourvu que le bâtiment possède une ouverture.
Etable : lieu privilégié pour la
construction du nid. © Monique Courtade
Nid construit avec des brindilles et de la
boue. © P. Dubois Les Oiseaux de France...
Le nid a la forme d'une moitié de coupe d'environ vingt-deux centimètres de diamètre et onze centimètres de profondeur. Il est construit par les deux parents avec des brindilles sèches cimentées par de la boue.
Pour ce faire, l'hirondelle récupère de la boue dans des flaques d'eau, puis la malaxe pour lui donner la forme de petites boules qu'elle vient ajouter à la construction. Pour ajouter à la solidité, l'hirondelle ajoute à ce torchis de la paille, des brins d'herbes, des crins d'animaux et à l'occasion des plumes de poules.
Lorsque le temps est beau et que la sécheresse n'est pas trop grande, huit jours suffisent pour achever cet ouvrage. Les hirondelles cherchent en priorité à conforter un nid existant, d'où une concurrence en début de nidification pour récupérer les meilleurs nids. Les moineaux cherchent à s'approprier le nid des hirondelles, soit avant le retour de celles-ci, soit en expulsant leurs occupants. Une fois terminé, le nid est garni de plumes, le duvet des poules étant le plus recherché. D'autres crins ou soies peuvent être ajoutés, ce qui donne à l'intérieur du nid un aspect douillet.
Insolite : Il est rapporté le cas d'hirondelles qui piquaient sur le dos d'un chat pour lui voler ses poils afin de garnir le futur nid.
L'analyse d'un nid a révélé une quantité de 212 grammes de terre séchée liée par 2 224 radicelles. Des brins d'herbes avaient été utilisés et plus de 1 100 voyages furent nécessaires. (La hulotte n°60 p12-17)
© P. Van Dorsselaer - Photo-Couleurs Nature
Nid insolite :
Il arrive de trouver des nids insolites : cabines de tracteur remisées, lampes suspendues, fenêtres entr'ouvertes, objets divers.
Choix d'endroits parfois insolites
pour construire son nid. © Monique Courtade
Rien à voir avec l'hirondelle de fenêtre. © Monique Courtade
Dans un hameau de Touraine, une personne habitant une maison rénovée, quittait sa chambre chaque année pour laisser nicher des hirondelles dont le nid était installé au-dessus de son lit, contre une poutre. Elle recouvrait son lit de journaux et de plastiques et allait coucher dans le salon. (Pierre Cabard)
Un nid découvert en 1978 à Lesse (Moselle) maçonné au col d'un bidon de lait (hauteur : 19cm, diamètre : 9 cm) avait été rempli de laine par le couple . Le bidon était suspendu à un clou à 1m80 du sol. (Jean Méguin)
Il est rapporté un cas d'hirondelles ayant fait leur nid sur un wagon qui parcourait quotidiennement un itinéraire de 3 Km. (La hulotte n°60 p23)
© Philippe Van Dorsselaer - Photo-Couleurs Nature
Ponte et élevage des jeunes :
Les premières pontes ont lieu de fin avril à juin. Dans nos régions, elles peuvent être suivies d'une deuxième ponte, plus rarement d'une troisième. Des cas de 4 pontes sont cités dans la littérature. Ceci ramène la période de nidification d'avril à août.
La femelle pond donc de 3 à 6 œufs qu'elle va couver durant 14 à 15 jours, grâce à sa plaque incubatrice (partie du ventre de la femelle dégarnie de plumes pendant la couvaison), la femelle va assurer une température constante des œufs. La régulation de la température vaut également pour les cas de canicule, lorsque le nid se trouve exposé (par exemple hangar en tôle)
La femelle est obligée de s'absenter de courtes périodes lors de la couvaison car elle assure seule sa subsistance.
3 à 6 oeufs blancs avec des marques rougeâtres. © Monique Courtade
Insolite : il est rapporté des cas où la femelle imbibe son ventre d'eau pour faire baisser la température. Souvent les œufs ou les poussins sont condamnés si le phénomène perdure. (la hulotte n°64 p4)
L'échec des couvées :
Les oeufs abandonnés, éjectés ou non-fécondés hors du nid sont chose courante chez les passereaux. A la station de baguage de Bouligny (en Moselle), on a constaté une assez forte mortalité des oeufs. Durant l'année 1978, 51 cas sont relevés, dont 20 concernant l'abandon complet de la couvée, sur 608 nichées les mêmes proportions (environ 12%) sont relevés en 1980.
Les jeunes : Les conditions météorologiques influent sur la fréquence et la qualité des nourrissages et de ce fait, sur la survie des jeunes au nid. Il est constaté que les adultes arrivent à nourrir les pulli jusqu'à leur dixième jour lorsque la recherche de nourriture est difficile puis passé cet âge, les petits meurent n'ayant pas la nourriture nécessaire à leur croissance. L'année 1978 32 nichés sur 608 ont été trouvées mortes soit 87 jeunes. (Jean Méguin)
© Monique Courtade
Près de 400 voyages par jour sont parfois nécessaires
pour nourrir toute la famille. © Jacques Morand
Le nourrissage :
Le poids culminant des jeunes est atteint à leur 13ème jour où ils peuvent atteindre l'honorable poids de 22 grammes, soit tout de même 5 grammes de plus que les parents. Ce surpoids sera rapidement perdu notamment du fait de la fabrication des plumes.
Les deux parents chassent en vol des insectes qu'ils agglutinent dans leur bec avant de les livrer à leur progéniture. Une becquée peut-être composée d'une vingtaine d'insectes de tous types (fourmis volantes, tipules, syrphes, mouche, libellules, etc.) Les allés et venus des parents peuvent se répéter près de 400 fois par jour.
Premier envol des pulli :
Vers le quinzième jour, lorsque les plumes des pulli ont acquis assez de grandeur pour conserver leur propre chaleur, les parents ne les abritent plus que pendant la nuit, et seulement quelquefois pendant le jour.
Le séjour au nid des jeunes sera de 19 à 21 jours, puis les parents cesseront de les nourrir afin de les obliger à sortir du nid et prendre leur première leçon de vol. Pour cela les parents vont s'approcher d'eux avec des insectes sans les leur donner. Pris par la faim les pulli vont s'approcher du bord du nid et brusquement les parents lanceront des cris d'alerte. Il n'en faudra pas plus pour pousser l'hirondeau à se jeter dans le vide et battre instinctivement des ailes, sous l'encouragement des parents. L'émancipation aura lieu à partir du 35ème jour environ.
L'envol se fera sous la surveillance des parents.
© Alain Fossé - Digimages
Elle peut atteindre un vitesse de 100 km/h.
© R. Niedercorn/J. Charennat
Le vol :
Une acrobate hors pair.
Tantôt planant, tantôt agitant vivement leurs ailes, les hirondelles savent virer avec la promptitude de l'éclair, monter, descendre, raser le sol, glisser à la surface de l'eau ou s'y plonger sans interrompre leur vol.
La vitesse de vol d'une hirondelle est de 60km/h, mais en chasse, elle peut atteindre les 100 km/h.
Le chant, voix :
Le cri de contact est un vitt ou tsivitt aigu ; l'alarme est une répétition de tsivitt nerveusement enchaînés. Le chant est un gazouillis grasseyant mais mélodieux souvent entrecoupé de roulements rêches et se terminant parfois par un "grincement de grille rouillée". Guide encyclopédique des oiseaux (Beaman & Madge - Nathan)