La magie des plumes.
Pour les Amérindiens, les plumes d'oiseau représentent un cadeau provenant du Grand Esprit, ainsi que de l'oiseau lui-même qui, ce faisant, avec le don d'une plume, nous offre une partie de son essence.
Le peuple Amérindien ainsi que d'autre peuples, connaissent depuis longtemps, les propriété médicinal et curative des plumes d'oiseau. Ils les utilisent entre autre comme outils servant à diriger et faire pénétrer, dans une personne blessée ou malade, l'Énergie de guérison car elles sont reconnues pour capter et redistribuer les énergies bénéfiques. Certains ont également des valeurs de protection. Il suffit donc de porter ces plumes sur soi, afin d'attirer cette énergie vers nous.
Voici donc ici quelques propriétés se rapportant aux oiseaux.
Les plumes du geai bleu.
Elles apportent de la clarté dans des situations sombres ou troubles, elles amènent aussi la lumière qui disperse les nuages de la dépression et de la tristesse.
Les plumes de la corneille.
Elles sont le symbole du deuil et on les utilise lors des cérémonies funéraires. Les Lokota Sioux, par exemple, prient avec des plumes de corneille pendant les quatre jours qui suivent le décès. Notez d'ailleurs que ces plumes ne sont que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré.
Les plumes d'aigle.
Elles jouissent d'un statut particulier dans les pratiques magiques et spirituelles amérindiennes, car elles ont une signification sacrée très particulière, représentant l'essence sacrée des oiseaux. Elles sont un symbole de paix, mais elles servent aussi lors des rituels de guérison, particulièrement pour disperser les énergies néfastes et attirer l'énergie bénéfique dans le corps de la personne malade. De plus, les plumes d'aigle mènent nos pensées et prières vers le Grand Esprit.
Les plumes d'oiseau-mouche.
Elles sont réputées pour apporter la beauté et la joie, elles symbolisent la rapidité d'action et la grâce des mouvements. Elles sont particulièrement populaires auprès des tribus de Sud-ouest américain.
Les plumes de Faucon.
Elles servent à préciser les diagnostics des maladies du corps, elles sont réputées, chez les chamans, pour accroître les connaissances des médecins
Les plumes de perroquet.
Elles sont plutôt rares et particulièrement convoitées pour orner les costumes lors des danses et des cérémonies rituelles. Parce que cet oiseau peut apprendre n'importe quel langage, ses plumes sont un symbole de communication et réputées pour faciliter la traduction et la communication entre les différentes tribus. Ses couleurs vives, rouge, vert, bleu et jaune servent à recréer l'arc-en-ciel, symbole de paix et de prospérité chez les Lakota Sioux.
Les plumes de la Pie.
Elles sont utilisées dans les rituels de guérison. Étant un charognard, cet oiseau contribue à nettoyer l'environnement et, par le fait même, ses plumes sont reconnues pour servir à nettoyer et à purifier les malades. Dans la culture Lokota, les plumes noire et blanches, du bout des ailes de la Pie, représentent une jeune indienne aux cheveux de jais vêtue d'une tunique blanche.
Les plumes du Rouge-gorge.
Comme c'est l'un des premiers oiseaux à revenir lors du printemps, les plumes du Rouge-gorge sont reconnues pour apporter le renouveau. Elles sont particulièrement importantes lors de rituel de fertilité. Trouver une plume de Rouge-gorge par terre est signe d'une nouvelle.
Les plumes du Rossignol.
Elles possèdent une signification mystique très importante, en ce sens qu'elles aident à comprendre la complexité des rituels et à assimiler les connaissances des choses sacrées.
Les plumes du Road-runner.
Elles symbolisent l'énergie chaotique et imprévisible du coyote, le joueur de tours par excellence. Ces plumes servent aussi pour accroître les habilités naturelles de magie du praticien ou du chaman, ainsi que son intuition.
Les plumes du Scissortail. (oiseau mouche du Sud des États-Unis et de l'Amérique centrale)
Elles sont utilisées pour honorer les mères nourricières de toutes les nations amérindiennes. On se sert également des plumes de cet oiseau pour indiquer le soleil et les quatre points cardinaux lors de cérémonies.
Les plumes du Cygne.
Elles symbolisent la grâce, la beauté et la bonté. Pour les Creek, elles sont le symbole d'union et de mariage et sont prisées lors des cérémonies de mariage ainsi que des rites de fertilité.
Les plumes du Pic-bois.
Elles sont réputées et uniquement utiliser afin de prévenir ou encore de guérir les pierres au foie.
Les plumes de Fauvette.
Elles protègent la famille et la maison, car ces oiseaux construisent de très beaux nids qu'ils protègent avec férocité.
Les plumes de la poule et du coq.
Poule : Elles sont garantes d'un foyer harmonieux et confortable.
Coq : Elles sont un symbole de courage et de victoire du jour sur la nuit.
Les plumes de la Colombe.
Elles sont utilisées pour des rituels de paix et aussi pour des déclarations d'amour.
Les plumes de Canard.
Elles sont un symbole du passage à l'âge adulte, lorsque l'on devient sa propre personne capable de trouver sa voie.
Les plumes de hibou.
Elles sont utilisées lors de rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes.
Les plumes de moineau.
Elles sont utilisées pour la construction et fabrication d'amulettes de chance.
Les plumes d'oiseau aquatiques.
Elles sont de puissants outils de rituel. À la façon des plumes de l'aigle, les plumes de ces oiseaux entraînent nos prières et nos pensées vers le Grand Esprit, et ce, par les cours d'eau
Cette page est sans doute longue mais il faut prendre le temps de la lire, c'est édifiant ! Mais pour qui nous prenons-nous ? Au nom de quel droit les Européens ont-ils fait cela ?
Esprit de conquête, complexe de supériorité de la race blanche ? Si encore nous avions apporté de bonne choses, ce serait bien mais en fait nous avons apporté discorde, maladies et convoitises...
Ceux qui se disent démocrates feraient bien de réfléchir à la définition même de la démocratie et feraient bien aussi de se demander ce qu'ils étaient il y a 50.000 ans avant JC !
Voici une chronologie non exhaustive des événements qui ont marqué l'histoire autochtone au Québec et au Canada, mais aussi, d'une façon plus globale, en Amérique du Nord.
50 000-25 000 ans av. JC.
Arrivée des Autochtones en provenance de l'Asie, alors reliée à l'Amérique par un pont de glace entre la Sibérie et l'Alaska.
8 000 ans av. J.C.
Implantation des premiers Autochtones sur les basses terres du Saint-Laurent.
5 500 av. J.C.
Arrivée des Inuit dans le Grand-Nord.
4 000 ans av. J.C.
Occupation du nord québécois et du Labrador par les Inuit.
1440
Début de la formation de la Confédération des nations huronnes-wendat, au pays de Wendake, sur les rives de la baie Géorgienne.
1492
Christophe Colomb aborde la côte de l'Amérique, alors qu'il cherche un passage pour se rendre aux Indes. Il donne le nom d'Indiens aux Autochtones qu'il rencontre.
1500
Les Autochtones qui vivent le long des côtes du nord-est de l'Amérique ont des contacts avec des Basques, des Bretons, des Normands, des Espagnols, des Portugais, des Anglais ou des Irlandais qui viennent pêcher la morue et chasser le loup-marin.
1500
Les Inuit entrent en contact avec les premiers explorateurs qui cherchent la route de l'Asie par le Nord.
1502
Le navigateur Cortéréal navigue dans le golfe Saint-Laurent et capture des Autochtones qu'il ramène en Europe.
1509
Le français Thomas Aubert navigue dans le golfe Saint-Laurent et s'empare d'Autochtones qu'il ramène en Europe.
1534
Le navigateur malouin Jacques Cartier fait son premier voyage en Amérique. Il est accueilli par des Micmacs dans les Maritimes et des Iroquoiens à Gaspé où il "prend possession" du pays au nom du roi de France. Il ramène les deux fils du chef Donacona avec lui en France
1535
Deuxième voyage de Jacques Cartier qui remonte le fleuve, rencontre les Innu-Montagnais de Tadoussac, s’aventure jusqu'à Hochelaga et passe l'hiver chez les Iroquoiens de Stadaconé.
1542
Troisième et dernier voyage de Jacques Cartier.
1542
Roberval fait une tentative de colonisation le long du Saint-Laurent.
1570
Fondation de la Ligue des cinq nations iroquoises.
1581
Les cargaisons de fourrures provenant du Nouveau Monde atteignent déjà des prix élevés dans les capitales européennes.
1600
Le français Chauvin fonde un établissement à Tadoussac, à l'embouchure de la rivière Saguenay, un lieu très fréquenté par les communautés autochtones depuis fort longtemps.
1603
Champlain remonte le Saint-Laurent et, à Tadoussac, rencontre les Innu-Montagnais, les Algonquins et les Malécites avec qui il signe le premier traité d'alliance militaire et commerciale entre Autochtones et Européens..
1608
Samuel de Champlain implante un établissement de colonisation à Québec.
1609
Champlain s'allie avec les Hurons-Wendat et fait une offensive contre les Iroquois.
1614
Création de la Nieuw Netherland Compagnie en Nouvelle-Hollande
1615
Arrivée à Québec des missionnaires Récollets venus pour "convertir" les Amérindiens.
1615
Champlain passe l’hiver avec les Hurons-Wendat, au pays de Wendake, et les missionnaires s'y installent.
1624
Champlain conclut une alliance de paix générale et de commerce avec les Iroquois, les Hurons-Wendat et les autres nations alliées.
1625
Les Jésuites font leur arrivée en Nouvelle-France.
1626
Achat de l'île de Manhattan aux Manhattes par la compagnie hollandaise West Indies pour le prix de 60 florins, soit la valeur de dix peaux de castor. Cet acte constitue la première reconnaissance des droits territoriaux des Autochtones en Amérique du Nord.
1627
Création par Richelieu de la compagnie des Cent Associés à qui le roi de France concède, à des fins commerciale, tout le territoire de la Nouvelle-France et de l'Acadie. La compagnie opère jusqu'en 1645.
1629
Les frères Kirke s'emparent de Québec et occupent la colonie jusqu'en 1632.1635,
Les Jésuites ouvrent une mission à Sillery près de Québec et installent la première réserve (réduction) indienne au Canada, selon un modèle emprunté aux Jésuites du Paraguay où ils tentent de "réduire" les Indiens (Le Jeune). En 1645, quelque 167 Autochtones y habitent, mais. en 1649, en raison de la famine, elle est désertée.
1640
La moitié de la population huronne-wendat du pays de Wendake a déjà succombé aux épidémies de variole.
1645
Signature d'un traité de paix, à Trois-Rivières, entre les Français, les Iroquois, les Hurons-Wendat, les Atikamekw et les Innu-Montagnais. Début des opérations de la Compagnie des Habitants qui fera la traite des fourrures jusqu'en 1666.1647
Début de la première guerre iroquoise qui s'étendra jusqu'en 1653.
1649
Les Iroquois détruisent le pays de Wendake et anéantissent presque complètement le peuple huron-wendat. D’autres nations iroquoiennes , tels les Pétuns, en 1650, les Neutres, en 1650-1651 et les Ériés, en 1656, seront tour à tour décimés.
1650
Un groupe de 300 Hurons-Wendat, survivants des guerres iroquoises, s'installent dans la région de Québec.
1651-1655
Les Iroquois font la guerre sur le territoire des Atikamekw.
1655-1656
Les Iroquois font la guerre aux tribus innu-montagnaises.
1660
Les Iroquois sont les maîtres incontestés de tout le nord-est de l'Amérique. Le roi Charles II d'Angleterre octroie la "terre de Rupert" à la Compagnie de la Baie d'Hudson. Les Hurons-Wendat s'installent dans la réserve (réduction) de l'Ancienne-Lorette.
1666-1667
Une trêve survient dans la guerre entre les Français et les Iroquois.
1666
La Compagnie des Indes Occidentales commence ses activités de traite des fourrures en Nouvelle-France.
1670
La petite vérole fait des milliers de morts chez les Indiens du Canada.1670
Les dirigeants de la colonie britannique, implantée au sud de la Nouvelle-France, reçoivent de Londres l'ordre de signer des "traités de paix et d'amitié" avec les peuples indiens d'Amérique du nord.
1675-1684
Troisième guerre iroquoise.
1677
Signature des traités de "la chaîne d'argent" à Albany, sur la rivière Hudson, entre les Hollandais et les Iroquois de la Ligue des cinq nations. Cette chaîne explique la paix américaine de 1677 à 1755.
1680
Des terres sont concédées aux Jésuites par le Roi pour le bénéfice des Iroquois dans la seigneurie du Sault-St-Louis. (Kanahwake).
1684
Signature d'un traité de paix entre les Français et les Iroquois.
1689
Les Iroquois attaquent le village de Lachine.
1700
Les Jésuites créent la mission abénaquise d'Odanak, à l'embouchure de la rivière St-François.
1701
La fin des guerres iroquoises avec la signature du Traité de paix de Montréal entre les Iroquois, les Hurons-Wendat, les Innu-Montagnais, les Ottawas, les Abénaquis et les Français.
1705
Les Jésuites fondent la mission abénaquise de Wôlinak.
1713
Les Français, par le traité d'Utrecht, accorde la Nouvelle-Écosse, l'île de Terre-Neuve et la Baie d'Hudson aux Britanniques.
1718
Les Iroquois s'installent à Oka sur des terres réservées aux Indiens et administrées par les Sulpiciens.
1722
Les Britanniques signent un traité avec les Six Nations iroquoises qui délimite le territoire iroquois.
1725
Les Britanniques concluent des traités de paix et d'amitié avec les différentes tribus, dont les Micmacs, vivant le long de la côte atlantique.
1728
Les Britanniques signent des traités de paix et d'amitié avec différentes tribus vivant en Nouvelle-Écosse. dans le but de les neutraliser ou d'obtenir leur aide en cas de conflits entre les colonies de France et d'Angleterre.
1726
Les Britanniques signent des traités de paix et d'amitié avec les Micmacs des Maritimes et les Abénaquis de la Nouvelle-Angleterre.
1748
Signature du traité d'Aix -la- Chapelle
1752
Les Britanniques confirment les droits de chasse et de pêches des Micmacs de la côte est et entérinent le traité de 1725.1754. Les Iroquois, lors de la conférence d'Albany, obtiennent des Britanniques une garantie de protection de leurs terres.
1755
L'Angleterre crée le Département des Affaires indiennes britanniques qui relève de l'administration militaire.
1759
Les Britanniques s'emparent de la Nouvelle-France
1760
Les nations autochtones des Maritimes, dont les Micmacs, renouvellent les dispositions des traités de 1725 et 1749.
1760
Sir William Johnson, au nom du gouvernement britannique, signe, au début d'août, le traité de Swegatchy, en vertu duquel les alliés amérindiens des Français se retirent de la guerre de la conquête et garantissent leur neutralité en contrepartie du respect des anciennes ententes faites avec les Français, de la liberté de circulation, de la pratique des activités religieuses et traditionnelles.
1760
L'acte de capitulation de Montréal est signé le 8 septembre 1760 en présence du général Jeffrey Amherst. Cet acte protège les terres indiennes et assure le maintien de leurs propriétés, le droit de religion, la liberté de déplacement.
1763
Le chef de la tribu des Outaouais, Pontiac, dirige le soulèvement de la Confédération des Trois-Feux contre les Anglais.
1763
La France signe le Traité de Paris, le 10 février 1763, et cède toutes ses possessions en Amérique du Nord au profit de l'Angleterre. La Proclamation royale du roi George III d'Angleterre n'intègre pas les Autochtones comme des sujets britanniques mais comme des Alliés et reconnaît le droit foncier les Autochtones Elle oblige les colonies britanniques à obtenir des Autochtones des cessions de droits sur leurs terres avant d'en faire la colonisation.
1763-1800
Une série de 24 traités est signée entre le gouvernement et divers groupes autochtones dans le but d'affranchir des terres du titre de propriété indienne dont l'existence était sous-entendue dans la Proclamation royale.
1766
Signature du traité d'Oswego qui met fin au soulèvement avorté de la Confédération des Trois-Feux dirigée par Pontiac.
1774
L'Acte de Québec reconnaît les lois civiles françaises et le libre exercice de la religion et étend les frontières vers le nord, jusqu'au Labrador, et vers le sud, jusqu'à la rivière Ohio.
1779
Les Micmacs, du Cap Tourmentin à la Baie des Chaleurs, entérinent tous les
traités signés antérieurement.
1781
Les Indiens Chippaouais signent un traité avec le gouvernement de la colonie par lequel ils cèdent tous leurs droits sur l'île Michillimakinac.
1781
Le tiers des Indiens habitant les grandes prairies ont succombé aux épidémies de variole.
1775-1783
Les Autochtones vivant au Québec appuient les Britanniques lors de la révolution américaine. Le traité de Versailles reconnaît l'indépendance des États-Unis et fixent les frontières canado-américaines de l'Atlantique jusqu'au Lac des Bois.
1783
Les États-Unis adoptent, le 22 septembre, une proclamation qui interdit la colonisation des terres indiennes sans l'autorisation du Congrès.
1784
Formation de la Compagnie du Nord-Ouest
1784-1850
Quelque 24 actes de cession de terres sont signés entre des groupes autochtones et le gouvernement.
1791
L'Acte constitutionnel entraîne la création du Haut et du Bas Canada.
1794
Le traité de Jay instaure la paix entre le Canada et les États-Unis et chasse les britanniques du territoire américain. Certains Iroquois demeurent dans la vallée de l'Ohio pour la traite des fourrures avec les Américains, sous la protection du traité de Jay
1794
Les Jésuites concèdent un terrain qui deviendra la réserve huronne-wendat de Lorette.
1809
L'Acte du Labrador rattache la côte du Labrador et l'île d'Anticosti à l'administration de Terre-Neuve.
1812
La guerre éclate entre les États-Unis et la colonie britannique. Les Mohawks et les Abénaquis se battent aux côtés des Britanniques, alors que les Iroquois du côté américain de St-Régis se battent avec les Américains. Les questions reliées aux Indiens passent d'une administration militaire à une administration civile, car avec la fin de la guerre de 1812, les Britanniques ne craignent plus d'invasion américaine. La nouvelle administration des dossiers autochtones favorise une politique d'assimilation et de confinement dans des réserves.
1817
Les Saulteux et les Cris éteignent leur droit de propriété sur leurs terres ancestrales dans la région de la rivière Rouge.
1818
Une convention canado-américaine confirme la frontière au 49 ième parallèle jusqu'aux Rocheuses.
1821
La Compagnie de la Baie d'Hudson obtient l'exclusivité de la traite avec les Autochtones dans toutes les régions inhabitées de l'Amérique du nord.
1825
L'Acte du Labrador rattache l'île d'Anticosti et la région de la Basse-Côte-Nord au Québec.
1820-40
Des tribus indiennes, aux États-Unis, sont déportées à l'ouest du Mississippi et installées dans des réserves nouvellement créées.
1836
Le Lieutenant-Gouverneur du Haut-Canada opte pour l'isolement des Indiens et en incite plusieurs à s'installer sur l'île Manitoulin dans le lac Huron.
1840
L'Acte d'Union effectue le rattachement du Haut-Canada et du Bas-Canada dans un Canada uni.
1847
Une commission royale d'enquête sur la situation des Indiens recommande la création de réserves pour compenser la perte de leurs territoires, devant le nombre grandissant de squatters, de bûcherons et de braconniers installés sur les terres indiennes.
1850
Les Saulteux signent les traités Robinson concernant la cession de leurs terres au nord des lacs Huron et Supérieur en vue de l'exploitation minière. En retour, vingt petites réserves sont créées. Adoption d'une loi au Canada pour protéger les terres indiennes. (Acte pour mieux protéger les terres et les propriétés des sauvages dans le Bas-canada)
1851
Nomination, dans le Bas-Canada, d'un Commissaire aux terres et mise de côté de 93 150 hectares de terres. Début de la création d'une série de nouvelles réserves : Témiskaminge, Maniwaki, Corelaine (Bécancour),Doncaster ( Mohawks de Kanawake et de Oka), Coucoucache et Weymontachie ( Atikamekw de la Mauricie), Roquemont ( Hurons-Wendat de Lorette, vendue en 1904), Viger (Malécites de la Rivière Verte, abandonnée en 1869 et vendue), Restigouche ( Micmacs), Pointe-Bleue ( Innu-Montagnais du Lac-St-Jean), Bersimis ( Innu-Montagnais de la région de Manicouagan) et Betsiamites (Innu-Montagnais). La compagnie de la Baie d'Hudson conclut quatorze transactions d'achats de terres avec les nations indiennes de l'île de Vancouver pour des fins de colonisation et d'exploitation minière. La terre est échangée contre des montants forfaitaires, des couvertures et la liberté de chasser et pêcher sur les terres inoccupées. Une loi du Haut-Canada interdit de traiter avec les Indiens, de pénétrer sur leurs terres. de s'emparer ou de s'installer sur ces terres sous quelque prétexte que ce soit. La Loi sur les Indiens reconnaît deux sortes de terres indiennes, soit les territoires de chasse et les terres accordées aux Amérindiens directement ou par le truchement des missionnaires. La Loi prévoit un dédommagement de 1000 livres annuellement à être réparties parmi les nations indiennes dont les terres ont été usurpées ou ruinées par le développement des Euro-Canadiens.
1857
Adoption de "l'Acte pour encourager la civilisation graduelle des tribus sauvages en cette Province et pour amender les lois relatives aux sauvages". C'est le début du principe de l'émancipation légale.
1860
Le Colonial Office cède la responsabilité des affaires indiennes aux gouvernements des provinces. Au Québec, les affaires indiennes vont relever du département des Terres de la Couronne jusqu'en 1867.1867. Adoption de l'Acte de l'Amérique du nord britannique, qui stipule, à l'article 91, que le gouvernement du Canada a juridiction "sur les Indiens et les terres réservées aux Indiens".
1868
Le gouvernement américain met en place de la plus grande réserve des États-Unis, soit 64 745 km carrés, répartis sur les États de l'Arizona, du Nouveau-Mexique et de l'Utah. Cette réserve n'est qu'une partie du territoire ancestral des Navajos. Le parlement fédéral adopte "l'Acte pourvoyant à l'organisation du Département du Secrétaire d'État du Canada. ainsi qu'à l'administration des terres des Sauvages et de l'Ordonnance". Cet acte réunit toutes les anciennes lois sur les Indiens.1869
Adoption d'un amendement à la Loi sur les Indiens intitulé "Acte pourvoyant à l'émancipation graduelle des Sauvages, à la meilleure administration des affaires des Sauvages, et à l'extension des dispositions de l'acte trente-et-un". Cette loi confère des pouvoirs plus étendus au surintendant des affaires indiennes.
1869
Les Métis des Plaines expulsent les arpenteurs envoyés par le gouvernement du Canada pour tracer de nouvelles routes pour les colons.
1870
Adoption de l'Acte du Manitoba qui prévoit que 600 000 hectares de terres devront être réservés aux Métis. Le gouvernement du Canada achète la terre de Rupert de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Une clause de l'arrêté ministériel précise que le Canada doit respecter les réclamations des Indiens par rapport à la colonisation.
1871
Début des grands traités canadiens entre le gouvernement et les nations. Ces traités incluent des mise de côté de terres de réserve, des versements de compensations, l'octroi de vêtements, des versements annuels pour des munitions et des cordes, des allocation de scolarité, de l'aide médicale et de l'aide alimentaire en cas de famine. Les Tchippewayans et les Cris Moskégons signent les traités N0 1 et 2 et cèdent respectivement 41 750 km carrés de terres et 80 250 km carrés dans le sud du Manitoba. Le Congrès américain met fin à la signature de traités avec les nations autochtones des États Unis.
1873
Les Saulteux signent le traité N0 3, libérant le passage des immigrants voyageant de l'Ontario vers le Manitoba et ouvrant la porte de l'ouest au chemin de fer transcontinental.
1874
Les Saulteux et les Cris signent le traité N0 4, le traité Qu'Appelle, et cèdent leurs droits sur 194 000 km carrés dans le sud de la Saskatchewan.
1875
Les cris Cris Moskégons et les Saulteux signent le traité N0 5, le Traité du lac Winnipeg, et cèdent 260 000 km carrés autour des lacs Winnipeg et Manitoba, libérant la route vers la rivière Saskatchewan.
1876
Les Cris des bois et les Assiniboines signent le traité N0 6 et éteignent leurs droits ancestraux sur un territoire de 310 000 km carrés de terres au centre de l'Alberta. Adoption de la Loi sur les Indiens, "l'Acte des Sauvages", qui vise l'assimilation des Autochtones avec l'émancipation obligatoire des femmes qui marient des non-Indiens et qui fixe une tutelle sur les Indiens et leurs terres. Les Cheyennes et les Sioux du chef Sitting Bull exterminent le 7e régiment de cavalerie du colonel Custer, lors de la célèbre bataille de Little Big Horn aux États-Unis.. Les Sioux se sauvent par la suite au Canada. Ce fut la fin du nomadisme des Indiens des Plaines américaines qui ont dû vivre dans des réserves par la suite.
1877
Les Pieds-Noirs, les Gens-du-sang, les Piégans, les Sarcis et les Assiniboines signent le traité no 7 au sujet de terres au sud de l'Alberta.
1879
Le bison est pratiquement disparu des plaines canadiennes.
1880
Un amendement à la Loi sur les indiens permet "l'émancipation" de tout Indien qui obtient un diplôme universitaire.
1884
Un amendement à la Loi sur les Indiens interdit les "potlatch" traditionnels. Cette interdiction sera en vigueur jusqu'en 1951.
1885
Pendaison de Louis Riel et de huit Indiens suite à la rébellion des Métis de la rivière Rouge et de l'Ouest qui s'opposaient au lotissement des terres pour la colonisation.
1889
Un amendement à la Loi sur les Indiens permet au gouvernement fédéral de passer outre à l'opposition des bandes indiennes à la location de leurs terres.
1898 et 1912
Lois d'extension des frontières du Québec et de l'Ontario. Annexion des bassins versants de la Baie-James et de la Baie d'Hudson
1899
Les Athapaskans et des tribus de l'Ouest signent le traité no 8 et cèdent, suite à la découverte d'or au Klondike et au Yukon, leurs droits sur un territoire de 812 000 km carrés dans le Nord de l'Alberta, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique.
1905
Les Saulteux et les Cris des marais signent le traité no 9 et cèdent un territoire de 500 000 km carrés au nord de l'Ontario.
1906
Les Tchippewyans et les Cris des marais signent le traité no 10 concernant tout le nord de la Saskatchewan.
1916
La Canada et les États-Unis signent la convention concernant les oiseaux migrateurs.
1921
Les Dénés (Athapascans) des Territoires du Nord-Ouest signent le traité no 11 par lequel ils cèdent leurs droits ancestraux sur un territoire de 930 000 km carrés de terres, permettant ainsi la recherche pétrolière.
1923
Les Chippéwas et des Mississaugas, dans le centre et le sud de l'Ontario. veulent rouvrir les traités sur les cessions territoriales précédant la Confédération.
1927
Le Conseil privé de Londres statue sur la frontière du Labrador. Un amendement à la Loi sur les Indiens interdit aux Indiens de lever des fonds à des fins de revendication sans le consentement écrit du surintendant aux Affaires indiennes.
1929-1930
Une entente intervient sur le transfert des ressources naturelles entre le Canada, le Manitoba, l'Alberta et la Saskatchewan. Désormais, les lois des provinces sur le gibier s'appliquent. Par contre, les Indiens auront le droit, en toute saison, de chasser, de pêcher et de piéger pour leur subsistance sur toutes les terres inoccupées de la Couronne et sur les terres privées sur lesquelles un droit d'accès aura été accordé. Les provinces accordent les terres fédérales de réserves prévues aux traités. Des groupes indiens adhèrent au traité no. 9, signé en 1905, concernant le nord de l'Ontario.
1931
Le Statut de Westminster rend le Canada complètement souverain.
1933
Un amendement à la Loi sur les Indiens force l'"émancipation" de tout Indien qui obtient un diplôme universitaire.
1939
Un jugement de la Cour Suprême du Canada décrète que le terme "Indiens", au sens de la loi, désigne aussi les Inuit. Mais il faudra attendre 1950 pour que le gouvernement fédéral applique réellement ses programmes aux Inuit. (ex : aide sociale)
1946
Le Parlement du Canada met sur pied un comité chargé d'étudier différentes révisions de la Loi sur les Indiens.
1951
Un amendement à la Loi sur les Indiens annule l'interdiction du potlatch et autres cérémonies traditionnelles et autorise les Indiens à entrer dans les bars. Le comité mixte du Sénat et la Chambre des Communes recommandent de créer une commission sur les revendications sur l'application des traités.1968
Une Mohawk, Mary Two-Axe Early, entame une lutte contre la discrimination faite aux femmes en vertu de la Loi sur les Indiens. Cette lutte aura cours jusqu'à la victoire en 1985.1968. Trois Chipewas fondent l'American Indian Movement à Minneapolis.
1969
Le gouvernement du Canada propose l'élimination de la Loi sur les Indiens, la suppression du statut particulier et l' élimination des traités. Les agents du ministère des Affaires indiennes sont retirés des réserves. De plus, les organisations autochtones ont maintenant droit au financement du gouvernement fédéral.
1970
Le gouvernement fédéral finance les groupes et les organismes autochtones pour qu'ils effectuent des recherches sur les traités et les droits ancestraux.
1971
La Convention de l'Alaska, aux États-Unis, crée des corporations de villages et des corporations régionales chez les Inuit, les Indiens Dénés et les Aléoutes du Nord. Elle accorde des compensations et reconnaît un titre de propriété indien sur 18 millions d'âcres et de pratique d'activités traditionnelles sur 4 millions d'âcres. La Convention élimine les réserves et accorde des royautés sur l'exploitation des mines et des forêts.
1972
La Fraternité des Indiens du Canada, devenue l'Assemblée des Premières Nations, revendiquent, au nom des communautés, le droit de gérer l'éducation et la mise sur pied de leurs propres conseils scolaires. Cette revendication sera acceptée en 1973.
1973
Le gouvernement fédéral se donne une politique sur les revendications territoriales globales (droits ancestraux) et sur les revendications particulières (droits issus des traités et administration des fonds et des terres des Indiens). Les revendications globales doivent être fondées sur l'occupation et l'utilisation traditionnelle des terres et le titre ne doit pas avoir fait l'objet de traité, ni d'acte légal de cession ou d'extinction. Les régions concernées se situent au Québec, au Yukon, en Colombie britannique, au Labrador et dans les territoires du Nord-Ouest.
1974
Le Bureau des revendications des Autochtones est mis sur pied par le ministère des Affaires indiennes et du Nord du Canada.
1975
Les Cris, les Inuit et les gouvernements du Québec et du Canada signent la Convention de la Baie-James et du Nord qui permettra le développement hydroélectrique du territoire. Par ce traité, les Cris et Inuit cèdent des droits et titres sur 981 610 km carrés et obtiennent en retour une compensation de 225 millions de dollars, la propriété de terres de catégorie 1, des droits de chasse, de pêche et de trappe, l'administration régionale de l'éducation, des services sociaux et de santé, et du développement social et économique, etc.
1976
Les gouvernements du Québec et du Canada signent la Convention du Nord-Est avec les Naskapis et les Inuit de Port-Burwell.
1981
Le gouvernement du Canada apporte des modifications à sa politique sur les revendications, en élargissant les critères d'acceptation des revendications. Il accroît également les montants pour financer les groupes autochtones.
1982
La nouvelle Loi constitutionnelle du Canada, par son article 35, reconnaît les droits ancestraux et issus de traités aux Indiens, aux Inuit et aux Métis.
1983
Le gouvernement du Québec se donne une politique autochtone basée sur quinze grands principes. Le Comité sur l'autonomie politique des Indiens rend son rapport public, après l'audition de 567 témoins, la tenue de 215 présentations et de 60 réunions publiques. Il recommande que le gouvernement fédéral établisse de nouvelles relations avec les Premières Nations et que l'élément essentiel de cette relation soit l'autonomie gouvernementale des Autochtones.
1985
Un amendement à la Loi sur les Indiens met fin à plus de cent ans de discrimination en permettant à tous les Indiens qui ont perdu leur statut de le recouvrer. Sont particulièrement visés par cet amendement les femmes autochtones qui ont épousé un Blanc et toutes les personnes qui sont entrées dans l'armée ou dans les ordres ou qui ont obtenu un diplôme universitaire ou voté à une élection fédérale...
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